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Mesdames, Messieurs les membres du gouvernement, Je souhaite, à chacune et à chacun de vous, une chaleureuse bienvenue dans cette enceinte du Palais de l'Unité, à l'occasion de la tenue de ce conseil ministériel.

Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement,

Monsieur le vice Premier ministre,

Messieurs les ministres d'Etat,

Mesdames, messieurs les ministres,

Mesdames, messieurs les secrétaires d'Etat,

Deux événements importants pour notre pays se sont produits au cours des derniers mois.

Fin avril, nous avons atteint le point d'achèvement de l'initiative PPTE.

'Le 14 août, larmée et l'administration nigérianes se sont retirées de la péninsule de Bakassi, en application de l'accord de Greentree.

J'ai tiré les leçons, début mai, du premier de ces événements, dans une allocution radio-télévisée.

J'ai dit notamment qu'il marquait le début d'une nouvelle étape de notre processus de développement, étape qui doit être consacrée, en priorité, à la relance de la croissance de notre économie.

C'est en effet la croissance qui est le seul moyen de multiplier les offres d'emploi et d'améliorer les conditions de vie des Camerounais. Quant au retrait de Bakassi, il convient de s'en féliciter à un double titre:

- d'une part, il concrétise la reconnaissance de nos droits tels qu'ils ont été définis par l'arrêt de la Cour Internationale de Justice;

- d'autre part, il crée les conditions d'une entente et d'une coopération amicales avec le pays frère du Nigeria.

- La paix et la stabilité indispensables à notre pays pour assurer son développement ne peuvent que s'en trouver renforcées.

A partir de cette situation, je souhaiterais maintenant rappeler brièvement les principaux objectifs que j'ai fixés, au début du septennat en cours et examiner avec vous, la meilleure façon de les atteindre.

La relance de la croissance sera essentiellement fonction de la reprise des investissements. Il nous revient donc d'en créer les conditions. A cet égard, un dialogue confiant avec le secteur privé est indispensable. Les entreprises souffrent des lourdeurs de l'administration, des incertitudes concernant l'offre d'énergie et de l'insuffisance des infrastructures.

Par ailleurs, les garanties apportées par notre Charte des Investissements demandent à être précisées, secteur par secteur.

L'Etat qui est un grand investisseur institutionnel et qui va disposer de ressources financières importantes dues à l'annulation de la dette, doit être capable de faire un usage rationnel de ces fonds. Il lui revient de proposer des projets répondant à nos priorités et susceptibles d'être retenus. Ce qui n'est pas toujours le cas et qui explique une sous-consommation des crédits incompréhensible.

Dois-je, une nouvelle fois, rappeler que le programme sur lequel je me suis engagé devant les Camerounais, comporte toute une gamme de projets agricoles, industriels, énergétiques de nature à stimuler notre activité économique et à créer l'emploi.

Il nous faut absolument trouver des solutions à ce dernier problème qui concerne en particulier les jeunes, diplômés ou non, qui arrivent chaque année en grand nombre sur le marché du travail. S'il n'est pas bien géré, il y a là un risque évident de désorganisation de notre société.

L'administration a une part de responsabilité dans le manque d'efficacité de l'action gouvernementale.

Des goulots d'étranglement subsistent, des querelles de compétences continuent. Mais le plus grave est probablement, malgré les avertissements répétés, la persistance des comportements inciviques, tels que fraudes, détournements et surtout corruption.

J'ai dit récemment dans d'autres circonstances que ces délits ne resteraient pas impunis. Je pense avoir été parfaitement clair.

L'action, que doit mener le gouvernement, ne le dispense pas de tenir les engagements que nous avons pris vis-à-vis de nos partenaires extérieurs.

Comme convenu, il nous faudra rester attentifs à la discipline budgétaire, mener à bien les réformes structurelles indispensables et améliorer notre gouvernance.

C'est ainsi que nous conserverons la confiance qui a été placée en nous.

Je ne crois pas que le respect de nos engagements soit incompatible avec notre volonté d'améliorer les conditions et le niveau de vie des Camerounais. Je connais leurs attentes en matière d'éducation, de santé publique, d'accès à l'eau potable et à l'électricité, de moyens de communication, etc.

Nous avons déjà accompli quelques progrès dans ces différents domaines et il est de notre intention de continuer dans cette voie. Je sais aussi que nos compatriotes attendent un juste retour des fruits de la croissance à laquelle ils ont contribué. Je pense que la conduite vigoureuse de la politique que je viens de rappeler dégagera des marges de manæ&uvre qui nous permettront de leur donner progressivement satisfaction.

Pour remplir la tâche qui lui est confiée, le gouvernement devra faire preuve de cohésion et de solidarité entre ses membres. Une bonne coordination entre eux sera un gage d'efficacité. L'action gouvernementale devra s'inscrire dans une vision à long terme du développement de notre pays et de l'éradication de la pauvreté.

A ce prix, elle s'assurera les meilleures chances de réussite.

Mesdames, Messieurs les membres du gouvernement,

En vous souhaitant plein succès dans l'exercice de vos fonctions,

Je vous remercie de votre attention.