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Fin en apothéose au Palais de l'Unité

Mis en ligne le 20 Décembre 2017

LA PENSÉE POLITIQUE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

institutions

Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 06 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau Chef de l’Etat décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC).Il est élu Président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite  une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. 

 

En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans. Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). 

 

Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre Parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : " le nom Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens le plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique ".  Le " vent d’Est " dont parle le Chef de l’Etat stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l'apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste. 

 

C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’Etat lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’Etat. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.

 

L’orfèvre de la libéralisation  

Le leitmotiv de la politique du Président Paul BIYA est, depuis son accession à la magistrature suprême, la marque du sceau de la libéralisation de la société camerounaise. Sous lui, le Cameroun vit un régime de paix, de liberté et de stabilité politique. La démocratie est réelle. Les élections sont démocratiques, libres et transparentes. L’option de libéralisation est clairement exprimée en juin 1991 devant les élus du peuple : “ Graduellement et méthodiquement, nous avons libéralisé et démocratisé la vie nationale. Toutes les lois susceptibles de porter atteinte aux libertés individuelles et collectives ont été supprimées ou révisées de fond en comble ; nous avons instauré le multipartisme. La liberté de la presse et la liberté d’opinion sont garanties “. Ce processus de modernisation politique est traduit par la mise en  place d’institutions qui consacrent la séparation des pouvoirs et la garantie des droits individuels, à travers la révision constitutionnelle du 18 janvier 1996 ; la promulgation d’un nouveau Code de Procédure Pénale plus respectueux des droits de la défense et de la présomption d’innocence.

 

La consécration de la liberté politique se manifeste à travers la pratique et les discours : le Président réaffirme avec fierté qu’au Cameroun “ on n’a plus besoin de prendre le maquis  pour exprimer ses idées “. A titre d’illustration, on dénombre à ce jour 197 Partis politiques qui, depuis 1990, exercent librement leurs activités. En décembre 2000, à la demande d’une grande partie de l’opinion, il est créé un Observatoire National des Elections (ONEL). En novembre 2006, divers acteurs sociaux dans le cadre d’une large consultation, réfléchissent pour moderniser la nouvelle méthode d’organisation des élections. Ce processus aboutit à la création d'Elections Cameroon (ELECAM) en 2008.