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Fin en apothéose au Palais de l'Unité

Mis en ligne le 21 Septembre 2018

APPEL

institutions

Chers compatriotes

Chers compatriotes,

(…) C'est à vous que je m'adresse, à vous tous, sans exception d'aucune sorte, tel que je m'y engage ma fonction à la tête de l'Etat, dédié au service de l'ensemble de la Nation.

Je ne pense pas – et comment pourrais-je seulement penser – qu'il y ait deux catégories de Camerounais : les bons et les mauvais. Sans doute l'histoire récente de notre pays a-t-elle laissé cette regrettable impression que certains Camerounais étaient exclus de toute véritable participation à la vie politique de la Nation au profit exclusif d'une caste jugée plus convenable. Je tiens à le rappeler ici : l'Histoire du Cameroun ne commence pas en 1960, avec l'indépendance. Et comment fut-elle donc acquise ? Elle ne fut point ni "donnée" ni "octroyée" aux Camerounais. L'Indépendance de notre pays fut conquise de haute lutte par de nombreux et dignes enfants issus de ce terroir et dont les noms sont restés tabous pendant un quart de siècle. Il n'en est plus cas. Leurs œuvres ont été saluées et officiellement réhabilitées à la faveur d'actes publics remontant à l'aube des années 1990. L'Indépendance de notre pays fut arrachée au colonisateur à travers des luttes acharnées, menées par toutes sortes de moyens et de stratégies imaginées alors par des combattants qui avaient tous comme dénominateur commun la nationalité camerounaise.

Si bon nombre combattants de la liberté sont aujourd'hui disparus à jamais, bien d'autres vivent et continuent de s'intéresser à la vie et au destin de leur patrie.

C'est à tous ceux-là en même temps qu'à ceux qui aujourd'hui prennent le relais de la défense des causes nationales que je lance cet appel sincère et patriotique afin qu'ils se joignent à nous pour poursuivre la lutte de toujours contre le néo-colonialisme, en vue de la véritable libération de l'homme camerounais et africain.

J'en appelle donc à toutes les forces vives camerounaises, sans discrimination, pour l'avènement heureux de cette société politique que nous voulons plus ouverte, plus tolérante et plus démocratique.

Je suis convaincu de ce que la construction du Cameroun moderne exige non seulement la participation active de tous les enfants de notre pays, mais encore et surtout une nouvelle organisation de la vie commune qui repose sur le débat permanent dans la libre confrontation des idées.

Extrait de POUR LE LIBERALISME COMMUNAUTAIRE - Nouvelle Edition (PP 163-164)

Ed. Favre/All Access, Août 2018