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12 Décembre 2017

Lutte contre les changements climatiques: le tournant de Paris

Le One Planet Summit qui s’est tenu mardi dernier a démontré la volonté des dirigeants du monde de faire face aux menaces qui pèsent sur la planète.

Exit le One Planet Summit (OPS) organisé le 12 décembre 2017 dans la salle de la Seine musicale à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et du président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. 

Mais cette rencontre, qui a regroupé une cinquantaine de chefs d’Etat, dont le président Paul Biya du Cameroun, de gouvernement et environ 4 000 autres invités, restera dans les annales comme celle qui aura vu la communauté internationale se mobiliser pour faire face aux conséquences de plus en plus néfastes des changements climatiques. 

Une rencontre qui intervenait deux ans jour pour jour après l’Accord de Paris sur le climat, et quelques mois seulement après le retrait des Etats-Unis d’Amérique, suite à la décision du président Donald Trump qui mettait ainsi en œuvre un engagement pris lors de sa campagne électorale. Pourtant, le premier constat à faire est que les Etats-Unis étaient bien présents avant-hier à Paris. 

Même s’il convient de révéler que ce n’étaient pas les officiels du gouvernement envoyés par la Maison Blanche qui y ont pris la parole. Difficile néanmoins de passer outre l’engagement de Michael Bloomberg, ancien maire de New-York, et président de la Fondation éponyme, qui a promis de verser les 50 millions de dollars, soit près de 28 milliards de F, dus par son pays au titre de signataire de l’Accord de Paris, « si le gouvernement du président Trump refuse de le faire ». 

Il a appelé les pays de la planète à se tourner vers les énergies renouvelables pour faire face à la situation actuelle. 

Pour sa part, Bill Gates a, au nom de la Fondation Bill et Melinda Gates, annoncé que cette dernière fournit déjà des semences capables de résister à la chaleur aux agriculteurs des pays souffrant le plus des changements climatiques. 

Bien plus, il a fait savoir qu’il comptait mettre à la disposition des pays en développement, la somme de 300 millions de dollars, soit près de 168 milliards de F sur une période de trois ans. Mais on retiendra que le sommet de Paris a débouché sur le « One Planet Coalition », qui sera chargé de suivre les douze engagements arrêtés par les chefs d’Etat et de gouvernement réunis dans la capitale française. En présentant ces douze engagements, au nom de ses pairs, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’un sommet d’évaluation des différentes actions arrêtées se réunira chaque année en France ou dans tout pays souhaitant l’abriter. Bien avant lui, c’est le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies qui s’est voulu clair : « Il n’y aura pas de plan B pour sauver l’humanité », a fait savoir Antonio Guterres, rappelant ainsi la nécessité de se séparer avec des actes concrets. A côté des partenaires américains, la Commission européenne s’est engagée à jouer sa partition, notamment à travers la mise sur pied d’un Fonds européen pour le développement de l’Afrique. Pas moins de 44 milliards d’euros devront être mobilisés en faveur du continent. Avec un accent sur la mobilisation de la jeunesse. Paris 2017 a vu prospérer la notion de « Finance Verte ». L’ambitieux plan de financement de la lutte contre les changements climatiques sera une œuvre à la fois des gouvernements et des institutions financières. La plupart de celles qui ont pris la parole mardi dernier se sont engagées à axer leurs actions dans des initiatives visant à réduire l’impact des activités humaines dans l’environnement et à offrir des services en faveur de sa protection. En somme, la Seine musicale 2017 aura répondu à l’appel lancé au Bourget il y a deux ans lors de la COP 21 par le chef de l’Etat camerounais. Dans ce qui est resté aujourd’hui comme un véritable plaidoyer, Paul Biya indiquait : « Notre conférence répond en effet à l’urgente nécessité d’enrayer les effets destructeurs des changements climatiques. Nous en avons la responsabilité. Nous en avons le devoir », avait-il martelé, non sans indiquer, « La tâche n’est pas insurmontable. Laissons-nous seulement guider par une exigence de solidarité humaine et une juste appréciation de l’urgence de la situation. Nous n’avons pas le droit d’échouer ». La décision prise par les chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation de procéder à une évaluation annuelle des actions arrêtées participe de la prise de conscience de l’ampleur du danger qui guette désormais l’humanité face à la menace des changements climatiques. One Planet Summit: les engagements de Paris Presidential Jean Francis BELIBI | 14-12-2017 05:33 L’« expression de la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement présents », selon l’expression du président français Emmanuel Macron, se veut un nouveau départ dans la lutte contre les changements climatiques. 

 

Les 12 Engagements du One Planet Summit:

1 – Faire face aux événements extrêmes dans les Etats insulaires Ici, il est question de la reconstruction des Caraïbes. Pour mettre en œuvre cette démarche sur les cinq prochaines années, 11 pays de la Caricom ont décidé de former un partenariat avec les organisations régionales et internationales, des entreprises et des fondations, afin de catalyser les investissements bas carbone dans les domaines prioritaires des réseaux énergétiques et des infrastructures. De nouveaux instruments et véhicules financiers seront déployés pour soutenir cette ambition : plus de 3 milliards de dollars sont d’ores et déjà mobilisés. 

2 – Protéger les terres et les ressources en eau face aux effets du dérèglement climatique 300 millions de dollars pour activer le Land degradation Neutrality fund (Fonds de lutte contre la dégradation des terres et la désertification). La France, le Canada et d’autres partenaires annoncent des financements pour enclencher l’action du Land dégradation Neutrality Fund destiné à lutter contre la dégradation des sols. L’objectif est d’accélérer la mobilisation et les actions concrètes pour atteindre la neutralité de dégradation des terres d’ici à 2030 (cible 15.3 des Objectifs de Développement Durable). Par ailleurs, la Fondation Gates, la Commission européenne et d’autres pays comme la France initient un programme de financement de 650 millions de dollars pour accélérer le transfert de l’innovation agronomique sur le terrain, notamment dans les pays en développement. Cette initiative part du constat que la recherche agronomique fournit d’excellents résultats, mais que leur transfert peut prendre parfois des dizaines d’années. La France participe à la mise en oeuvre de la phase pilote à hauteur de cind millions d’euros. En outre, il est prévu la création de la plateforme de financement de 100 projets « Eau et Climat » pour l’Afrique, considérée comme l’un des continents les plus vulnérables au changement climatique. 

3 – Mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat La fondation Gates et la fondation BNP Paribas unissent leurs efforts à hauteur de 15 millions de dollars sur cinq ans pour financer des bourses universitaires qui permettront l’accueil de jeunes chercheurs. Il sera également procédé au lancement d’un « Service solidarité européen » pour le climat, doté de 40 millions d’euros. Un financement qui sera assuré par la Commission européenne. 

4 – Marchés publics et accès des collectivités aux financements climat. Il s’agira de la création d’un cadre commun entre les villes pour simplifier leur accès aux financements climat. Les principaux acteurs de financement ici sont la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), le Global Covenant of Mayors, la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI).

5 – Objectif zéro émission Il s’agit de l’amplification de la Coalition neutralité carbone annoncée lors de la COP23 Menée par les Iles Marshall et la Nouvelle Zélande, la coalition Towards Carbon Neutrality, s’élargit aujourd’hui à 33 nouveaux acteurs – pays, régions et entreprises. L’ensemble de ces acteurs s’engagent à publier dès 2018 et au plus tard en 2020, une trajectoire « neutralité carbone » à l’horizon 2050. Par ailleurs, il est procédé à la création d’un Observatoire spatial du climat qui a pour but de mettre à disposition des Etats et de la communauté scientifique toutes les données spatiales utiles à la surveillance de l’état de santé de la planète. 

6 – Révolutions sectorielles vers une économie décarbonnée Lancée par le Royaume-Uni et le Canada lors de la COP23, la coalition « Powering past coal » rassemble un large éventail d’entreprises, d’organisations et de gouvernements, unis pour accélérer la transition de l’énergie carbonée vers les énergies renouvelables. La coalition s’engage à accélérer l’élimination des centrales au charbon traditionnelles, de façon durable et économiquement inclusive, et à imposer un moratoire à toute nouvelle centrale au charbon traditionnelle sans dispositif de captage et de stockage du carbone. La France s’est engagée à cesser toute production d’électricité à partir du charbon d’ici à 2022. 

7 – Des transports sans pollution Encore appelée Coalition pour les transports décarbonnés. Cette action part d’un constat simple : les transports représentent environ 15% des émissions anthropiques mondiales de CO2. Face à l’urgence de s’engager pour une transformation profonde de la mobilité, huit pays dont le Portugal, les Pays-Bas, le Costa Rica et la France, avec l’appui des acteurs de la plateforme PPMC (Paris Process on Mobility and Climate), créent une alliance pour travailler ensemble à des feuilles de route de décarbonation des transports et pour accroître les investissements dans les transports propres.

 8 – Vers un prix du carbone compatible avec l’Accord de Paris.

 9 – Actions des banques centrales et entreprises L’initiative doit permettre d’accélérer la prise en compte des enjeux climatiques dans la supervision financière et dans le refinancement des marchés secondaires (banques commerciales) pour promouvoir un développement ordonné de la finance verte. Les travaux débuteront dès 2018, une conférence internationale se tiendra à Amsterdam aux Pays Bas en avril 2018. 

10 – Mobilisation internationale des banques de développement Un accord est signé dans le cadre du One Planet Summit entre 23 banques de développement nationales et régionales, issues du réseau IDFC (Chine, Allemagne, Brésil, Suède, Canada, France, etc.) – et les banques multilatérales de développement pour augmenter les financements dédiés à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces montants s’élèveront à plus de 200 milliards de dollars de prêts destinés aux pays émergents et en développement. 

11 – Engagement des fonds souverains 

12 – Mobilisation des investisseurs institutionnels Baptisée Coalition 100+ et lancée à l’occasion du One Planet Summit, la coalition « Climate Action 100+ » rassemble 225 grands investisseurs institutionnels représentant plus de 26 300 milliards de dollars d’actifs sous gestion pour coordonner leurs actions vis-à-vis des 100 entreprises cotées les plus émettrices de gaz à effet de serre. Cet effort collectif permettra d’inciter ces entreprises à mettre en œuvre les recommandations de TCFD et de présenter une stratégie de réduction de leurs émissions conformes aux objectifs fixés par l’Accord de Paris.

 

Voir aussi : 

La vidéo : https://presidenceducameroun.com/fr/channels/22/240 

La Galerie : https://presidenceducameroun.com/fr/galeries/9/141

 

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